Sunday, March 2, 2008

CHINESE NEW YEAR in Thailand - North

Après des péripéties dues aux vols différents et surtout aux intempéries incroyables ayant bloqué toute la Chine et donc retardé Fabrice qui arrivait de Shanghai, nous nous retrouvons enfin tous les trois à Chiang Rai, au nord de la Thailande. 4 jours aux confins des montagnes et des frontières du Laos et de la Birmanie, en commençant par le fameux "Triangle d'Or", surtout connu pour la tradition de son trafic d'opium.

Pour moi, ce fut le premier contact avec le Mekong, en général plutôt abordé au Vietnam ou au Cambodge, mais j'ai décidé de visiter la région sans suivre l'ordre des conventions (Chiang Rai n'est pas le coin le plus connu de Thailande, même si le tourisme s'y développe quand même). Le Mekong, donc, marque la limite entre les trois pays frontaliers, et pour quelques bahts une petite barcasse emmène les touristes côté Laos (et quelques bahts encore, côté Birmanie). Vu imprenable sur trois contrées d'un coup, chacune encore inconnue pour moi.



Notre guide de l'espèce de centre d'éco-tourisme spécialisé dans la défense des populations des villages traditionnels nous trimballe en voiture (Toyota, presque le Lite Ace familial, avec les petits rideaux de Maman et tout, mais la clim en plus), ce qui, sans être passionnant, nous faisait une bonne introduction en visitant en une journée sans trop se fatiguer les principales curiosités de cette région (vestiges de temples, beaux dragons, musée de l'opium un peu nul, point le plus au nord de la Thailande, déjeuner dans un resto à touristes...).





Du côté Laos, nous tombons sur une espèce de foire locale, sans manèges mais avec des centaines de gens du coin rassemblés autour de diverses attractions, dont cet ourson assez inattendu pour nous!


Notre guide insiste ensuite pour nous montrer la limite extrême nord de la Thailande, assez peu d'intérêt sauf la photo sous le panneau, et l'idée de se dire qu'en traversant le pont on est en Birmanie (Myanmar, pardon).




Nous ne poussons quand même pas le vice touristique en allant de l'autre côté juste pour avoir le tampon sur le passeport, et nous dirigeons ensuite vers les villages Akkha de la région de Mae Salong, en insistant pour que la guide dévie son itinéraire prévu pour nous lâcher dans ce bled où nous voulons nous attarder un peu.
Après des négociations un peu tendues, nous obtenons du guide (il n'y avait que nous dans la voiture) que l'on s'arrête, au risque d'arriver trop tard dans le fameux village Akkha, pour prendre des photos de ces magnifiques rizières au soleil couchant, qui sont là aussi pour moi les premiers véritables paysages de rizières..., et des plantations de thé.




Le but de ce tour étant en principe de rencontrer les populations "indigènes" (compagnons du Pérou de cet été, Hugues, Guillaume et Romain, no comment please), notre guide était un peu furax qu'à cause de nos délires photographiques, nous n'arrivions qu'à 18 dans le village de désert, après la bataille! Ambiance un peu morte, ils avaient déjà rangé leurs étals pour touristes, les enfants courent partout en tenue moins que traditionnelle (jogging t-shirt), et nous n'avons droit à aucune musique d'accueil. La guide parvient quand même à nous faire entrer dans la hutte du doyen du village, qui nous présente sa femme, adorable. Intérieur cosy mais spartiate! Sa petite fille me montre la cachette de son petit poussin, et s'en va en courant. Nous avons donc totalement raté la mise en scène pour touristes qui, en principe, permet de récolter de l'argent pour le soutien de ces populations, mais nous ne sommes pas trop déçus d'avoir vu l'envers du décors, au contraire.

Nous voilà donc à Doi Mae Salong, dans une petite auberge tenue par un Chinois adorable, avec au moins deux jours devant nous pour partir librement découvrir par nos propres moyens la région. Doi Mae Salong est un mini village dans les montagnes, peuplé de familles Chinoises exilées dans les années 50, chassées de Birmanie puis installées dans le Nord de la Thailande.
Pas la peine de parler Thai, le Mandarin est de rigueur. Qui eut cru que je pratiquerai le mandarin pendant ces vacances!


Les habitants des villages alentours sont d'ethnies variées, comme ces Akkhas dont les coiffes en métal sont impressionnantes.


Marché chatoyant avec calebasses et aucun fruit qui ne nous inspire vraiment pour notre pique nique.

Pour se mettre en forme au début de notre journée de randonnée: mille marches pour monter à la pagode au lever du soleil. Rewarding view.


La pagode toute dorée au soleil levant, on se sent quand même bien en Thailande!


Nous marchons donc une bonne quinzaine de km par grand soleil, et surtout par monts et par vaux, à travers les villages traditionnels. Nous nous familiarisons avec la culture du thé,


du café,



du riz,


C'est un peu le concours à celui qui réussira à prendre les plus belles photos de personnes rencontrées, pour garder une trace de ces costumes et ces visages impressionnants, mais cela tourne un peu au zoo lorsque nous les prenons à leur insu. David a probablement gagné la palme de ce concours artistique.

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Les enfants rentrant de l'école, eux, était clairement consentants!


Nous dînons au resto "Salama", tenu par des chinois musulmans de thailande, encore une surprise de l'histoire de ces populations.

Le lendemain, notre aubergiste nous prête des petites motos et hop, nous voilà sur les routes à sillonner la campagne. Baptême du feu pour moi qui n'ai jamais fait de moto. Grande journée de communion avec tous les fans du deux roues (Titi et Hermine, Josselin, Cécile!). La route défile à toute allure, on approche de la frontière Birmane, on s'arrête quand on veut, ou quand c'est nécessaire (roue crevée de David...) Difficile de prendre des photos mais les souvenirs restent.


Paysages chatoyants de cultures dites de "substitution", depuis que le gouvernement Thai, se bat officiellement pour inciter les paysans - notamment la Reine à coup de grands projets médiatiques - à abandonner la culture de l'opium. Nous avons bien cherché, en quittant parfois les routes goudronnées, mais nous n'avons pas trouvé d'opium. En revanche, on a pu visiter l'ancien QG du fameux Kun Shan, chef de guérilla et surtout magna de l'opium dans la région. Cet espèce de musée improbable expose simplement des photos de cette époque. Surréaliste.



Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces quelques jours d'escapade, mais le but n'est pas de vous raconter dans les détails tout notre voyage. Je voulais juste partager avec vous un peu de la contemplation des splendides paysages, de la rencontre avec les autochtones, des émotions en moto ou en camion sur les routes sinueuses, bref, de ce grand bol d'air frais qui nous a bien déconnectés du boulot, avant d'attaquer la dure partie du voyage: les 4 jours de plage dans le Sud!








































Sunday, January 27, 2008

Dauphins albinos à Tai O

Première entorse à la chronologie: revenons fin décembre de l'année dernière pour vous donner une petite idée sur une activité typique des mes week-ends hongkongais: marche sur le Lantau Trail en direction du village de pêcheurs Tai O, en compagnie de Béryl et Régis, et de leurs amis Manon et Niccolo (qui deviendront bientôt aussi les miens!).



Pas de chance, le ciel était couvert pendant l'essentiel de notre balade, atténuant un peu la beauté de la mer et des collines qui la surplombent (... la casquette n'était donc pas totalement indispensable, mais histoire de dire que ce souvenir de notre équipe RBS pour la course du Mc Lehose sert à quelque chose)

La randonnée commence par un chemin goudronné qui longe la mer à gauche et le "catchwater" en béton à droite. Nous traversons ensuite des collines boisées où la présence humaine est signalée par des fils électriques et téléphoniques qui courent quasi-nus dans les arbres, tenus par des bouteilles en plastiques. Le contraste avec la modernité de Hong Kong est saisissant.




Quelques panneaux laissent deviner le contentieux qui a lieu entre les propriétaires de ce coin sauvage et les autorités touristiques sur la définition des limites du "trail". Nous retrouvons la mer dans un petit village portuaire quasiment abandonné où ne survit qu'un habitant centenaire qui vit de la vente de boissons aux marcheurs et de sa pêche. Son cabanon est bien gardé par une demi-douzaine de chiens, qui comme vous le savez peut-être, ne sont pas mes meilleurs amis, et de Béryl encore moins... Les jambes encore tremblantes de peur, nous visitons les ruines d'un Hall des Ancêtres et de jolies maisons traditionnels aux toits typiques du sud de la Chine qui donnent à ce village fantôme un charme désuet.




En redescendant la dernière colline avant Tai O, les nuages disparaissent et le soleil se met à illuminer la mer pour notre plus grand bonheur. Instant de contemplation (et de photos bien sûr).




Nous arrivons donc à Tai O en fin d'après midi, courons à travers les ruelles du paisible village sur pilotis pour trouver une petite cantine de poisson frais avant de réserver un petit tour en barque pour aller voir les fameux dauphins.




Petit temple charmant dont le toit est décoré d'une frise de figurines en céramiques de toutes les couleurs très typique de la région.




Moi qui avais raté les baleines à Tadoussac, qui ai trouvé qu'on voyait les condors d'un peu trop loin à Colco et qui ai à peine réussi à voir les singes en Amazonie, je reste incrédule envers notre guide qui nous dit que nous verrons les dauphins et reste assez sceptique sur cette promenade attrape-touristes. Femme de peu de foi! Au bout de 10 minutes, à peine sortis du port, nous apercevons effectivement les ailerons des dauphins à quelques mètres de notre embarcation. Incroyable. Une demi-douzaine de dauphins jouent et plongent autour de nous, laissant aux plus pros le loisir de saisir quelques clichés (pas moi!). Cette espèce de dauphins a la particularité d'avoir la peau grise tâchée de rose. On se demande surtout s'ils ne sont pas javélisés par la pollution ou s'ils ne sont pas malades. Mais ils ont le mérite de se laisser montrer presque sur commande au promeneur dominical avide de sensations "nature"! On est bobo?




Un dernier petit tour dans les ruelles de Tai O devant les étalages de poissons séchés plus impressionnants et odorants les uns que les autres. Je n'ai toujours pas osé en goûter mais ils font partie de ce pittoresque de Hong Kong que j'adore.






J'ai oublié de préciser: tout ceci se situe à une demie-heure de ferry de Central...

Thursday, January 10, 2008

Happy New Year!



avec Myriam, Lingli, Frédérique et Caro, sur notre 31 au TopDeck du resto flottant le Jumbo à Aberdeen. Atterrissage à HK 8h du matin, posé mes valises puis filé au bureau car c'était déjà lundi, petite sieste incontournable et hop, filé retrouvé les amis pour ce délicieux dîner de réveillon. Encore une longue journée de 48h! Résultat, un 1er janvier 2008 bien tranquille chez moi à profiter du soleil sur mon balcon, à récupérer de la fatigue de la semaine, et à prendre des résolutions d'être plus raisonnble cette année!

Wednesday, January 2, 2008

2008 already!

... Et si peu de nouvelles sur mon blog. Shame on me. Le problème du blog, c'est que l'on ne peut pas tricher avec le temps et réorganiser la chronologie des événements. Donc plutôt que de repousser à Mathusalem la publication des news de novembre et décembre, et comme vous me réclamez des mises à jour, je vais quand même mettre quelques news récentes, quitte à vous imposer des flashbacks par la suite.

Donc déjà quelques images de mon délicieux et intense passage à Paris.

6h du matin, Roissy et la campagne gelée, 9h Pontoise, douche et chocolat chaud, 11h, retrouvailles émues avec ma clio pour une virée à travers la campagne gelée de St Germain, arrivée pile à l'heure (si si!) pour le baptême de mon filleul Auguste W, dans la ravissante chapelle de Voisins le Bretonneux, dont les vitraux médiévaux sublimes ont tremblé au son des Mabonza et autres cantiques africains, suivi d'un improbable buffet africain et d'un premier numéro de cirque du petiot... Sacrés Isa et Gab, vous nous étonnerez toujours.







Ensuite la visite de la belle princesse Apolline C, tant attendue par ses parents. Martin, fiérot!





Petite trève de bébés (car après, ça a continué, vive la natalité française!), pour rassembler une bonne tablée de potes autour d'une incroyable fondue, que dis-je, fondues, savoyarde et bourguignonne, en plein coeur de Paris. Merci d'avoir été si nombreux au rendez-vous! Pierre, Elo, Clem en pleine action.





Dimanche, le baptême de Nathanaël, qui n'est pas à plaindre, dans son embonpoint et son brocard de cérémonie... Là, c'est surtout sa tante qui était impatiente de faire sa connaissance, tant frustrée d'avoir raté sa naissance à quelques jours près.



Une première série de retrouvailles familiales donc, à Bastille. Le bonheur, même si après le champagne et le long week end, la fatigue du voyage et du décalage horaire a fini par m'abattre...

Les garçons,




et les filles!




Un air de famille?

Et des (grands-)parents jeunes et dynamiques:





Un autre grand moment de convivialité parisienne: le dîner chez les potes. C'est moins la mode à Hong Kong, donc d'autant plus appréciable. Merci Marie et Pierre pour votre super dîner. Un vrai bain de jouvance.





Puis, le Noël à Pontoise, juste nous quinze (et oui, 2+6=15). Des cadeaux pour les petits et les grands: des appareils numériques de Hong Kong aux doublons de calendriers personnalisés de photos, en passant par les petits voitures ou aux bouquins qui font toujours plaisir! Notre évêque présent à chaque messe, de vrais beaux cantiques de Noël, des enfants comblés par leurs cadeaux, un délicieux repas (osons le foie gras poëlé, mais attention aux éclaboussures!). Ci-dessous la petite Solenne, et cf. les sites amis pour plus d'images du reste de la progéniture RSA.


Bon je vous épargne les photos du bureau, quoique les nouveaux locaux et mon havre, le "desk international", en auraient mérité, et que mes collègues, présents pour de sympathiques déjeuners, n'aient pas démérité non plus. Sans parler de toutes les autres petites joies parisiennes: musée Nissim de Camondo, théâtre, petit café et librairies rue de Sèvres, cinoche de Pontoise, etc. Le départ a été rude, et surtout l'idée que je "rentrais chez moi" à Hong Kong...
Vous me manquez déjà!

Monday, November 26, 2007

Leçon de morale n°2

Le panneau de la semaine.
Allez, deux pour le prix d'un : je ne résiste pas à l'envie de vous dévoiler un échantillon de ma collection...





Petite leçon d'écologie n°2 - La nature à HK?
























Je n'y croyais pas mais on ne m'avait pas menti:, Hong Kong est une ville où la nature est à portée de mains. En première photo, mon immeuble caché derrière un de ces superbes "banian trees" qui ombragent la ville. Puis des vues de Lantau Island.





Au début, avec notre snobisme franchouillard, on se dit qu'ils exaggèrent d'asphalter tous les chemins de randonnée dans les collines et qu'ils devraient laisser un peu la nature prendre le dessus. Mais finalement, ces chemins balisés ont cela de génial qu'ils sont accessibles facilement et qu'on en profite vraiment tout le temps. A littéralement moins d'une demie heure des gratte-ciels de Central: les îles, la végétation tropicale, les plages, les montagnes. Finalement, même si les semaines sont éprouvantes au boulot, les week-ends sont vraiment "rewarding" et permettent de bien s'évader en un petit coups de taxi, de ferry ou de bus.





Bien sûr l'air est saturé de pollution au point qu'on se dit à quoi bon arrêter de fumer (cf cette photo prise du Peak Victoria assez affolante), bien sûr une partie du paysage originel a été un peu remodelée par la main de l'homme (je reviendrai sur les "slope registration" plus tard, ça m'intrigue, il faut que j'enquête), bien sûr la "sea view" de mon balcon est un peu une vision de port industriel avec des centaines de porte-containers géants (mais au moins j'ai une vue dégagée)... Mais ils commencent à prendre conscience qu'ils ont un environnement à protéger et surtout que toute cette pollution ne vient pas que du Mainland (ie: la Chine où la plupart des industries hong kongaises ont délocalisées leurs usines polluantes). Bon les économies d'énergie ne sont pas encore totalement à la mode et c'est assez dur à supporter: plus c'est chic, plus la clim est froide. Résultat, je préfère me promener dans un petit village de pêcheurs par grosse chaleur tandis que les hong-kongais préfèrent faire du shopping dans un mall géant climatisé, ça vous étonne?







They made it! 100km race in 27h27min










Comme annoncé, le grand événement sportif de l'année à Hong Kong a eu lieu sur le MacLehose Trail, dans les Nouveaux Territoires. 27h27 de marche pour nos quatre champions = un beau score pour ces novices bien entraînés et courageux, partis à 9h du matin le vendredi et arrivés vers midi le samedi. Pour la support team: un super moment en équipe à stresser pour eux, compatir, essayer de les faire rigoler... Sur 4 des 10 checkpoints, de nuit comme de jour, une logistique d'enfer pour le ravitaillement, les fringues de rechange, les petits soins. Evidemment cela donne envie de relever le défi l'année prochaine, hein Emma?